Comment choisir un cabinet partagé ?

En tant que thérapeute comment choisir mon cabinet ?

Cabinets Partagés, Espace de Co-working zen, Pôle de Santé, cabinet paramédical…que se cache-t-il derrière ces noms, parlent-ils de la même réalité ?

Joelle Leblanc, fondatrice de l’Espace Re-Source, et thérapeute, nous délivre son expérience du cabinet partagé depuis 2010

J’ai commencé cette aventure en 2009, en louant un cabinet de 13m3 dans un espace de 76m2. En 2010, la propriétaire, qui partageait son cabinet avec d’autres praticiens, cherchait un gérant qui puisse reprendre le loyer entier et la surface totale pour qu’elle puisse en acheter un autre plus grand. J’ai relevé le défi, en ayant déjà dans ma connaissance un praticien qui m’assurait la moitié du loyer.
Et puis miracle, en 2011,  j’ai pu l’acheter, ce qui m’a permis d’investir quelques travaux pour en améliorer le confort. J’ai donc vite basculé dans l’aventure du côté du gérant, celui qui donne une éthique avec des règles, et qui tient le cap, tout en restant utilisatrice en tant que coach, thérapeute et professeur de Yoga.
En mars 2018, j’ai déposé la marque « Espace Re-Source® », afin de pouvoir développer d’autres lieux similaires. Tout s’est accéléré, en juin 2018  j’ai trouvé un lieu idéal  que j’ai pu acheter sur Perrache et après deux mois de travaux, il a ouvert en Septembre.

Depuis toutes ces années, j’ai toujours la vision d’un espace partagé comme d’un grand bateau, à bord duquel l’équipage évolue…Et ce que je peux constater, c’est que malgré les vagues de départ et d’arrivée, il y a eu une augmentation constante de la qualité vibratoire du bateau, comme si tout ce flux n’était qu’au service d’un temple invisible et vibrant, un espace de ressourcement. Depuis le début, j’ai le sentiment que ce temple vibre avec d’autres temples ailleurs sur la planète , et j’y ai d’ailleurs installé des cristaux pour qu’il soit encore plus vibrant.
Je perçois également que tout Espace partagé a pour mission de nous soutenir dans notre pratique, nous enseigner l’intelligence collective et nous aider à évoluer en nous confrontant les uns avec les autres.

Alors, si vous souhaitez intégrer un cabinet partagé, dans un Espace/pole de Santé naturelle,  quels sont les points à valider en rentrant :

1/ DES REGLES COMMUNES, explicites ou implicites ?

C’est la base, et ce n’est pourtant pas simple, surtout quand il s’agit de détails infimes et pratiques de clé à partager, de lumière ou de chauffage à éteindre, de poubelle à vider. Quand il n’y a pas de règles posées au départ, méfiez-vous…

2/ SE SENTIR CHEZ SOI, à quel point ?

C’est le défi d’un espace partagé, et la sensation que vous avez en arrivant est primordiale : arrivez-vous à vous projeter et vous sentir aussi bien que si c’était votre propre cabinet ? Asseyez dans les fauteuils, et imaginez ce que ressentiront vos clients.

3/ CREATIVITE, LIBERTE, qu’est-ce qui est possible, qu’est-ce qui fonctionne ?

En quoi la force du groupe vous sera bénéfique ? De quoi avez-vous besoin comme partage, comme échanges, comme liberté ? Quelles sont les clauses du contrat qui vous enferment, quelles sont les clauses qui vous soutiennent ?

4/ l’ESPRIT du lieu, et les VALEURS proposées me conviennent-ils ?

En quoi l’esprit du lieu vous parle et comment vous sentez-vous touché en rentrant dans le lieu ? Quelles sont les valeurs que vous percevez et qui résonnent (ou non) avec les vôtres ?
Autant se sentir porté par le lieu, car votre qualité de travail s’en ressentira.
Comment me projeter, choisir la bonne plage horaire et m’engager sur le futur si je démarre ?

5/ Quelle SÉCURITÉ me donner  :

Sachant qu’il faut du temps, disons un à trois ans pour développer sa clientèle, il est important de connaître, en fonction de ses réserves ou de son salaire parallèle, combien de mois et quel montant de mensualité vous pouvez payer sans ou avec très peu de clientèle. Cela procure une sécurité mentale essentielle pour se sentir stable. Cela permet aussi de choisir le juste loyer pour tenir dans la durée.

De la même façon, envisagez des alternatives dans le cas où vous arriveriez au bout de vos ressources pour payer le loyer.

6/ Quelles plages HORAIRES :

Avec le budget calculé, il vaut mieux prévoir 2 ans sans clientèle et voir ce que cela donne en termes de mensualité pour se sentir tranquille. Ensuite en fonction de la mensualité possible, il vaut mieux trouver des créneaux stables qui puissent tenir dans la durée, plutôt que démarrer avec des forfaits horaires ou changer tous les 3 mois de créneau. Il n’y a pas de recette miracle, tous les jours de la semaine se valent, ce qui notable est que les RDV en soirée sont bien plus demandés qu’en matinée.

Pour Joelle Leblanc, “il s’agit plutôt de donner du sens à sa pratique, à son quotidien, en reconnaissant le lieu qui nous correspond. C’est une alchimie subtile entre mon esprit, l’esprit du lieu et l’esprit du gérant qui donneront la couleur du voyage et de l’aventure.